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Misères en Dordogne : le Cynips du châtaignier





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        Nous vous proposons de mieux nous connaître et d'utiliser notre expérience      

 Version mise à jour le 19/02/2018.
Une guêpe venu d'Asie.
La pyrale du buis, la mouche du brou qui s'étend, les frelons à pattes jaunes arrivés en 2004, voici encore un autre parasite débarqué en Europe à la faveur d'améliorations végétales espérées. Ce sera malgré la lutte engagée, une perte de production de châtaignes alors que l'objet de l'importation de végétal était une amélioration de la production. Elle est arrivé en Dordogne il y a suivant les secteurs 2 à 6 ans : le Cynips du châtaignier. C'est une guêpe (qui se nomme au masculin) qui pond ses œufs dans les jeunes bourgeons de châtaignier qui vont éclore au printemps suivant. La ponte a lieu +/- de fin mai à mi août (100 à 200 œufs pondus par insecte). Quarante jour après la ponte, les œufs donnent naissance à des jeunes larves qui attendrons dans le bourgeon la pousse du printemps pour se développer. Leur développement induira une galle par réaction / défense du bourgeon contaminé. Cette galle constituée sera le biberon de 3 à 6 Cynips. Pas de mâle chez ce dernier que des femelles, donc pas d'année de mauvaise fécondation.

M. Nicolas Borowiec de l'INRA de Sophia Antipolis était chargé de ce projet à l'origine qui consiste à lutter contre le Cynips pour protéger la production de châtaignes. Le moyen mis en œuvre pour conserver, protéger nos châtaigniers (à fruits comme à production de bois) est l'achat d'une autre guêpe Torymus sinensis "produite" par l'INRA dans un premier temps, puis en plusieurs endroits depuis. Torymus sinensis (spécifique au châtaignier) pond dès que les galles sont formées là où sont les larves de Cynips en cours de développement. Il semblerai qu'une larve de Cynips soit suffisante pour alimenter une larve de T.sinensis pour une dizaine de mois, et de fait, cela donnera un insecte adulte sans autre alimentation. Donc le T.sinensis éliminent ainsi des Cynips pour se reproduire. La disparition des Cynips induirai ipso facto la disparition totale des Torymus sinensis qui ne pourraient plus se reproduire. La nature, gravite autour de nous, elle décide sans notre avis, enfermée qu'elle est dans une logique que nous ignorons la plus part du temps.

Un équilibre est à espérer entre les deux guêpes. 
T.sinensis est chargé d'une lourde tâche : réduire, mais ne pas éradiquer les Cynips. 

Néanmoins, qu'il s'agisse de châtaigniers à fruits ou à production de bois, il y a des variétés (ou sous variétés de Castanea sativa et des hybrides) qui ne développeront pas de galle, donc pas de reproduction possible pour les Cynips du châtaignier. Ces variétés sont peu nombreuses.
Pour bien raisonner, être réactif face au Cynips,  
Une publication scientifique japonaise** concernant le Cynips indique le processus  qui fait que des châtaigniers développent ou ne développent pas la galle nécessaire  à la reproduction du Cynips.  Les Cynips pondent dans tous les bourgeons de toutes les variétés de châtaigniers sans exception. Plusieurs substances contenues dans le tanin dans l'écorce et la sève n'ont pas du tout les mêmes valeurs entre les châtaigniers qui sont ou qui ne sont pas impactés par le Cynips. Ces dernières induisent soit le développement normal du Cynips ou sa mort avant le stade nymphe après le stade larvaire. C'est au stade nymphe que la mort des Cynips intervient dans les bourgeons des variétés à fruits ou à productions forestières qui ne développent pas de galles. Donc les guêpes du châtaignier ne peuvent pas émerger.
(cycle : œufs, larves, (pupes), nymphes, insectes adultes)
Conclusions : 
Il y a des  variétés qui naturellement sont porteuses d'une substance qui induit la mort pour les Cynips au stade nymphe. Donc il n'y aura pas de développement des galles. Pour autant ce ne sera pas sans conséquences pour les variétés de châtaigniers qui ne développent pas les galles. Le sujet est classé [secret confidentiel].
De même T.sinensis ne peut pas se reproduire sans galles occupées par les Cynips.
Les châtaigniers Marigoule (châtaigniers hybrides), eux se précipitent pour faire une pouponnière ainsi qu'une nursery aux Cynips. Marigoule déclenche une résistance à la présence des larves dans ses bourgeons sous forme de galles qui lui est fatale. Ainsi le
Cynips du châtaignier peut se reproduire sereinement. Il en sera de même dans la plus grosse majorité des variétés à châtaignes  et forestières locales.

Dans nos variétés locales et ancestrales de châtaignes (non cloisonnées) nous pouvons constater que les deux cas de figures sont présents. Dans les taillis de châtaigniers (Castanea sativa Mill), nous pouvons constater des souches qui réagissent, développent des galles et d'autres qui ne permettent pas la reproduction du Cynips.
Comme pour les châtaigniers à fruits, des variétés du groupe de Castanea savita Mill ne développent pas de galle par la présence des Cynips qui ont été pondu dans leurs bourgeons. Nos anciens châtaigniers bi-centenaires ne sont pas obligatoirement impactés par cette mauvaise guêpe asiatique (pour la plus grande majorité).

Les insecticides ne sont pas autorisés, car le Cynips est protégé de par sa biologie de tous traitements chimiques qui n'auraient aucun effet. La vie des Cynips est très éphémère, quelques jours à une semaine, voire d'avantage, et les naissances s'étalent sur +/- 2 mois.  Ce serai donc des traitements chimiques sans effet (sauf néfastes pour l'environnement). 
De la Chine d'où ils sont originaires en passant par le Japon où ils sont invasifs, en Amérique du nord et plus près de chez nous, en Italie au tout début du 21esiècle, personne ne fait de traitement chimique. Tout le monde court derrière T.sinensis, mais cet équilibre reste fragile. Là où les castanéiculteurs ont fait des traitements répétitifs avec divers insecticides, l'introduction de T.sinensis doit être reportée d'une ou de plusieurs années.

Comptage des Torymus
Février / mars 2018 nous allons collecter des galles pour compter le nombre de Torymus émergeant dans 1 000 galles.  Des Torymus ont été introduits en 2014 et 2015 là où aura lieu le comptage. L'espoir est d'avoir en 4e année un nombre significatif de T.s. installés, afin que reparte la production de châtaigne. Les pertes d'importantes récoltes sont constatées à la hauteur de 30 à 90 %. Cela semblait une exagération, mais la réalité du terrain a été cruelle.

Je vous invite donc à vous pencher sur ce sujet, largement
documenté sur internet.
 
De prime à bord, le châtaignier cela semble simple : en fait les données sont de facteurs multiples et fragiles. Les hybrides nouveaux n'ont pas assez de diversité comme en avaient nos variétés anciennes qui ont traversé les siècles. 
Il ne sert à rien de crier aux loups, cela ne les chassera pas. Néanmoins continuer à penser que le Cynips est sous contrôle c'est ignorer les aléas du vivant : animal et végétal. Là, force est de constater que  ces deux derniers éléments ne sont pas pris en compte, qui plus est dame météo est en embuscade.
(10 décembre 2018, les premiers Torymus sinensis mâles sont nés . . . en "élevage")

La castanéiculture de demain, ses enjeux sont rarement bien évalués.

Christian Ceyral
Farouchie
24290 Sergeac
05 35 54 02 16


**Principaux pays d'origine de Castanea
Castanea dentata        Amérique
Castanea molissima      Chine
Castanea crenata         Japon
Castanea sativa            Europe

* Breeding of Chestnut Varieties Resistant to Chestnut Gall Wasp, 
   Dryocosmus kuriphilus YASUMATSU By ISAO SHIMURA
**merci à Mme Claire Villemant (MNHN) pour les précisions qu'elle m'a apporté.

 

Copyright © 2017  Christian Ceyral, tous droits réservés. 
Créé le 15 12 2017 Mise à jour le :  04/01/2019 18:31:40



[ Belin - Belier ]
[ Ardèche ]
[ le même ]


Quelques liens documentaires Cynips / Torymus :
INRA, quelle guêpe a piqué nos châtaigniers ? 
Risques liés à l'introduction de T.sinensis sur le territoire français
57 000 Torymus ont été lâchés en Corse en 2014, 
Maîtrise du cynips du châtaigner par contrôle biologique 
Production de châtaignes en France et  Europe 
Comment se faire un contrôle de présence de Torymus sinensis   
Arbres anciens


Une chenille à ne pas déranger, je le saurai pour la prochaine fois

Notes

Pupe : The larva, consequently, died from juvenile stage to pupa stage in the parasitic bud.